L'agenda du DERPAD
  • 20 mai 2016, Paris
    Même pas peur ! Les phobies de l'enfant et de l'adolescent
    • À chaque âge ses phobies. Du bébé à l’enfant puis à l’adolescent, les phobies évoluent dans leur nature et leur fonction. L’enfance est dominée par les phobies d’animaux, dont certaines sont pathologiques comme le petit Hans de Freud.
      L’adolescence avec la puberté pose la question de l’autre, sous les auspices de l’amitié ou de l’amour, de l’intersubjectivité à la séduction, du genre à la sexuation, de l’érotisation à la sexualité, les relations peuvent être prises dans une organisation phobique temporaire, donnant lieu plus souvent que dans l’enfance à des phobies de situation : phobie de l’école, ou phobie sociale, des transports, ou de rougir, etc. La clinique des phobies pose la question de la structure phobique sous jacente, structure qui opère dans le réel une coupure avec la réalité jusqu’à conduire à un paroxysme : la peur d’avoir peur.
      Quelle place a la phobie dans notre clinique contemporaine ? Si les approches comportementales peuvent dénouer le vif de certains symptômes, l’approche psychodynamique reste une indication privilégiée, dans tous les cas de phobies de l’enfant et de l’adolescent. Comment appréhender ce symptôme phobique et comment prendre en compte la souffrance des parents en institution ou en privé ?
      Car les phobies restreignent considérablement l’espace et l’élan vital du sujet, même si celui-ci énonce souvent le fameux : « Même pas peur ! »

      Avec la participation de : Jean-Pierre Benoit, Cristina Figueiredo, Christian Hoffmann, Didier Lauru, Jean-Yves Le Fourn, Annick Le Nestour, Jean-Louis Le Run, Daniel Marcelli, Nadia Moretton, Olivier Ouvry, Jordan Sibeoni, Benoît Virole.
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  • 20 mai 2016, Paris
    La psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent face aux défis du web
    • Internet et le développement de l’intelligence numérique sont venus bouleverser le monde des enfants et adolescents, mais aussi des adultes qui s’en occupent. Ce monde, volontiers qualifié de virtuel, a pourtant des incidences bien réelles sur notre société et les échanges qui l’organisent ; l’actualité récente en est témoin. Citons parmi elles l’instantanéité des contacts médiatisés, l’étendue à grande échelle des relations, la constitution de nouveaux réseaux sociaux, l’anonymat des liens, une forme nouvelle d’affranchissement du contrôle parental ou encore une accessibilité à un réservoir de données et d’informations qui apparaissent sans limites. Une fenêtre sur le monde dit-on, dont l’ouverture découvre bien des revers : une distance insuffisante à des informations reçues comme des vérités conduisant à des systèmes de croyances et à de nouvelles formes de prosélytisme, parfois de recrutement dans des réseaux extrémistes ; la désinhibition des propos conduisant à de nouvelles formes de harcèlement et d’emprise sur les plus vulnérables individus ou mais aussi l’isolement social dans un monde d’amis virtuels.
      À l’échelle des individus, quelles peuvent être les répercussions cognitives et neuronales, devant la modification de l’accès au savoir dont il faut rechercher et utiliser les informations pertinentes dans les meilleures conditions ? Quels effets ont ces changements sociétaux sur la psychopathologie dans ses expressions les plus graves de l’enfant et l’adolescent ? Comment concevoir les répercussions affectives et psychiques dans un monde d’illusion de la maîtrise ? Quelles incidences sur les enveloppes familiales, groupales, sociétales ?
      Cette journée mettra au travail ces questions : les formes d’expression psychopathologiques se sont elles modifiées? Comment adapter nos outils conceptuels? Comment dégager des procédés thérapeutiques différents qui répondent à ces exigences nouvelles? Comment prévenir les dérives qui guettent les adolescents ? Répondrons des chercheurs impliqués dans ces nouveaux domaines, en dialoguant entre psychanalystes, cognitivistes, neuroscientifiques, développementalistes, et tous professionnels impliqués dans un dialogue exigeant et respectueux des autres approches.
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  • Du 23 au 27 mai 2016, Paris
    ACTUALITÉ DE LA PSYCHOPATHOLOGIE DE L’ADOLESCENT. LES CONDUITES D’ÉCHEC
    • Ce stage de 30 heures s’adresse aux psychiatres, aux psychologues cliniciens et aux soignants ou éducateurs d’adolescents souhaitant parfaire leur formation à travers un approfondissement ou une actualisation de leurs connaissances en psychopathologie de l’adolescent.
      Depuis deux décennies environ les modalités d’expression psychopathologique des adolescents occidentaux se sont modifiées. Quel qu’en soit le registre expressif (troubles des conduites alimentaires, conduites d’agression contre soi ou contre autrui, prises de risques, addictions, difficultés scolaires, etc.) cette psychopathologie se caractérise par des conduites d’échec répétées entravant le processus adolescent de subjectivation. Les mécanismes d’autosabotage qui les soutiennent visent différentes fonctions (pulsionnelles, narcissiques, défensives, etc.) qu’il importe de reconnaître car leurs logiques masochistes paradoxales se transfèrent  dans la relation au clinicien.
      Le stage, animé par des spécialistes reconnus de la question, explorera à travers des exposés théoriques et des études de cas, la fonction et la place de ces modalités psychopathologiques singulières, contextualisées par les modifications socioculturelles contemporaines qui induisent de nouveaux rapports à soi même et aux autres.
      Organisé par le CILA.
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  • 27 et 28 mai 2016, Lyon
    Pratiques thérapeutiques en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent : actualités et perspectives
    • La diversité des pratiques thérapeutiques en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent témoigne depuis sa naissance de la complexité et de la richesse de notre discipline : cliniques diverses selon l'âge, de la périnatalité jusqu'à l'adolescence ; approches centrées sur l'enfant, la famille ou le groupe ; pratiques psychothérapiques, psycho-éducatives et rééducatives ; cadre hospitalier et ambulatoire ...
      Aujourd'hui ces pratiques évoluent et se transforment sous l'influence des apports de différents courants scientifiques : psychopathologie clinique, sciences du développement, biologie et neurosciences, sciences sociales, recherche sur les pratiques et évaluation de celles-ci, mais aussi du fait de transformations importantes de la demande sociale, de changements culturels et économiques, voire d'effets de mode.
      Comment comprendre ces évolutions ? Produisent-elles toujours des progrès ? Quels apports nouveaux intégrer à nos pratiques ? Pourquoi et comment articuler des modèles théoriques et pratiques d'intervention de plus en plus nombreux et hétérogènes ?
      Ce sont les questions que nous vous proposons de traiter ensemble, dans un débat critique et ouvert, en nous appuyant sur l'actualité nationale et internationale des pratiques thérapeutiques en psychiatrie du bébé, de l'enfant et de l'adolescent.
      Organisé par la SFPEADA
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  • 3 juin 2016, Paris
    Comment l’humeur vient à la psychose...
    • Parmi les évolutions observées sous traitement, dans les psychoses chroniques de l’adulte, schizophréniques ou non, celles qui voient se dessiner des troubles de l’humeur semblent des occurrences relativement favorables.
      Ces dernières décennies, la distinction entre psychoses dissociatives, psychoses dysthymiques et psychoses maniaco-dépressives (aujourd’hui appelées troubles bipolaires) a été étudiée dans différentes directions.
      Le point de vue qui sera développé consiste à considérer la constitution de troubles de l’humeur comme témoignant de l’organisation d’une humeur, celle-ci manifestant un progrès dans l’intégration des différentes composantes de la personnalité et dans l’unification du sujet. L’expérience du traitement de sujets qui perdent puis retrouvent le contact avec leur humeur au fil de l’évolution d’un épisode psychotique sera également interrogée.
      Témoigneraient de cette transformation, l’évolution au fil du temps des médicaments prescrits au patient, la survenue d’épisodes d’excitation ou mieux de dépression, la possibilité d’éprouver paisiblement tristesse et ennuis, tandis que les éprouvés des soignants et la qualité de la relation médecin-malade en sont influencés.
      Difficile à discerner du fait de sa lenteur, ce processus de transformation requiert pour qu’il réussisse un soin particulier de la part des soignants et médecins, qui cherchent pour cela des repères cliniques et des éclairages théoriques que nous aborderons au cours de la journée.
      Organisé par l'ASM 13
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  • 16 et 17 juin 2016, Brest
    De quelles violences les liens familiaux sont-ils l’occasion ?
    • Les phénomènes de violence émaillent la vie sociale et familiale avec une telle banalité et une telle fréquence qu’ils nous deviennent familiers même si nous en déplorons habituellement la survenue.
      Leurs manifestations sont multiples : violences ordinaires des conditions d’émergence de la vie humaine dans un cri ; violences inacceptables faites aux femmes, ou aux hommes, qui jaillissent des passions conjugales et des rapports à l’autre sexe ; violences subjectives du passage du statut d’amant à celui de père ou de mère à l’arrivée de l’enfant ; violences insupportables et pour tant si banales à l’égard des enfants... violences adolescentes et violentes adolescences ; et violence des enfants à l’égard des parents, dès le plus jeune âge jusqu’à la fin de leur vie !
      Les passages à l’acte francs ou insidieux, les liens toxiques et les épreuves de la vie, la banalité ou l’insupportabilité du mal constituent le quotidien des relations conjugales et filiales au regard de quoi nos idéaux pacifistes d’une sociabilité familiale non-violente et enseignée parfois dès le plus jeune âge semblent bien irréalistes et s’avèrent même à l’occasion contre-productifs. De sorte que faire le tri entre les auteurs et les victimes paraît vain.
      La vie de famille est violente là où on la voudrait protectrice, conflictuelle là où l’on rêve qu’elle soit paisible et pacifiante ; et l’énergie que nous dépensons collectivement et individuellement à contenir, apaiser et sublimer, si possible, cette violence fondamentale peut sembler peine perdue eu égard à la persistance de nos penchants inavoués ou assumés pour la destruction de soi, de l’autre et du monde.
      Même les dispositifs sociaux d’accompagnement des liens familiaux, voire d’aide à la parentalité, ou plus généralement de gouvernement des hommes, ne sont pas sans violences eux-mêmes, que celles-ci soient assumées comme telles – contrôle, répression, coercition, - ou plus insidieusement agies - servitude volontaire, systèmes destructeurs des solidarités, idéaux mortifères quoique engageants.
      Mais pourrions-nous soutenir que l’ultime violence dont il y aurait à nous débarrasser serait celle des institutions ? Le fantasme d’un affranchissement total de toute contrainte qui fait le lit des idéologies les plus totalitaires ne fait-il pas davantage violence, lorsqu’il se réalise, au sujet avide d’une liberté totale que le consentement parfois difficilement obtenu à faire avec les lois de la condition humaine et du vivre ensemble ?
      L’enjeu est à ce point crucial pour des « travailleurs du social » (qu’ils œuvrent dans le champ de la santé, du judiciaire, de l’éducatif ou des relations et qu’ils agissent avec les individus ou avec les collectifs) qu’il leur est à ce jour difficile de ne pas s’engager ! Notre neutralité légendaire par « respect des choix du sujet » s’avère incapable à juguler la puissance de la pulsion dans un monde où les codes sociaux aménageant les conditions du vivre ensemble et de sa transmission par l’éducation se sont délités. Face à la violence, nous nous sentons démunis, c’est-à-dire désarmés. C’est à cet endroit-là que peuvent surgir les réactions violentes.
      De cette gageure - accompagner les personnes et leurs liens dans un monde en mutation – les travailleurs sociaux en payent eux-mêmes le prix fort en termes de violences subies, celle des « usagers » n’étant peut-être pas la pire !
      Il sera question d'analyser les conditions de possibilité d’émergence des phénomènes de violence au sein des liens sociaux en général et familiaux en particulier. Non tant pour en chercher l’origine ou l’explication – l’une comme l’autre sont à l’intérieur de nous-même – mais pour en identifier la cause et la signification. Il s’agit de faire émerger de ces travaux quelques savoir-faire supplémentaires ou différents avec l’agressivité qui anime tout un.
      Organisé par l'association Parentel
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  • Du 30 septembre au 1er octobre 2016, Paris
    Destructivité et exaltation
    • Confrontés à la destructivité des uns, à l’exaltation des autres, à l’association des deux chez beaucoup, nous sommes interrogés, individuellement ou en groupe, sur notre capacité d’empathie, ainsi que sur nos contre-attitudes ou nos contre-transferts.
      Destructivité et exaltation ont toujours une fonction qui nous permet d’en rechercher les enjeux et le sens. La destructivité surgirait-elle lorsque l’exaltation n’est plus liable ?
      Nous aborderons au cours de ce colloque ces différentes facettes à  partir de la riche clinique du bébé et  de l’adolescent ainsi que du devenir  de ces situations dans leur sublimation personnelle et culturelle.
      Organisé par l'AEPEA, l'APEP, Carnet Psy, ISAPP, WAIMH
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  • 19 octobre 2016, Paris
    Mineurs isolés étrangers : pouvoir enfin poser ses valises. Une approche transculturelle
    • La rencontre avec des mineurs isolés étrangers est marquante par sa singularité. Les professionnels socio-éducatifs et les soignants qui les prennent en charge peuvent se retrouver démunis, notamment face à des besoins nécessitant une compréhension fine des parcours de vie de ces jeunes ainsi qu’une prise en compte globale de leur situation.Qui sont ces adolescents qui quittent leur famille, leur langue, dans des conditions tragiques et arrivent parfois gravement traumatisés dans les pays d’accueil ? Comment mieux les connaître, avoir une représentation juste de ces jeunes ? Pour mieux les aider, voire les soigner ? Né de la recherche (Nouvel Accueil Mineurs Isolés Étrangers) menée par le Centre Babel et soutenue par la Ville de Paris, ce colloque a pour objectif de croiser les regards en prenant en compte les différentes manières d’aborder la situation de ces jeunes, sur un plan politique, juridique, social, éducatif ou encore sanitaire. Ces initiatives sont d’une grande aide pour améliorer la qualité des prises en charge. Il s’agit principalement d’assurer une meilleure lecture des situations individuelles et l’impulsion d’une dynamique partenariale et interinstitutionnelle.
      Organisé par le Centre Babel
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  • 2 décembre 2016, Paris
    La répétition en institution?: pour?le meilleur et?pour le pire
    • L'institution de soin, du simple fait qu’elle constitue souvent un recours dans des histoires marquées par le trauma et l’effraction, est un des hauts lieux d’expression et de déploiement de la répétition, de manière manifeste ou latente, consciente ou inconsciente. Mais comment l’appréhender ?
      Dans les premiers temps de la vie, la répétition favorise l’accès à la symbolisation. Partant de son prototype, le fameux jeu de la bobine, on conçoit très bien combien elle donne forme aux événements en leur attribuant peu à peu un sens, comment elle permet de se les figurer, de les penser, de les nommer. Plus tard, elle alimente très largement le matériel même du soin psychique, lorsqu’elle est une mise en scène féconde où s’actualise la problématique inconsciente du patient, lorsqu’elle permet l’accès à la remémoration.
      Pourtant, elle devient parfois une résistance redoutable dans laquelle peut s’enrayer le processus : quand la répétition ne répète plus qu’elle-même, elle finit par épuiser ses propres soubassements fantasmatiques et peut devenir une rengaine lancinante, un disque rayé, métaphore souvent évoquée. Elle enferme alors tous les protagonistes du voyage thérapeutique dans une aliénation stérile. Si la répétition peut être le début d’une solution, elle peut aussi devenir un véritable poison dans un processus thérapeutique au point d’en interroger son au-delà du plaisir. Comment permettre que la répétition serve plutôt qu’elle ne desserve le travail psychique en institution ? Comment le dispositif institutionnel peut-il être investi comme le lieu d’une mise en scène plutôt que le lieu d’une mise en acte répétitive ? Comment les acteurs des soins psychiques en institution tolèrent-ils et traitent-ils les mouvements de répétition à la fois singuliers et collectifs ?
      Organisé par la revue Cliniques - Paroles de praticiens en institution
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