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"Haine". Nouveau numéro de la revue Adolescence

[Parution - 24/07/15]

Aborder la question de la haine à l’adolescence ne se fait pas sans risque. En particulier, celui de charrier son lot de poncifs et de raccourcis susceptibles, au bout du compte, de rendre tout débat stérile ou convenu. D’une part, une approche de la haine comme posture adolescente, quasi obligatoire depuis l’adoption d’une certaine antienne – « j’ai la haine! » – devenue aujourd’hui formule-valise et pouvant signifier tout et son contraire, expression commune et suffisamment vague pour exonérer son locuteur de tout effort explicatif, laisser l’auditoire faire le travail et en déduire les enjeux potentiels. D’autre part, un mal-être profond, hors paroles, et dont la clinique témoigne de la variété des formes, mise en actes d’une haine des autres et de soi, contre les autres et sur soi, au prix parfois d’une radicalité stupéfiante. Et puis, il y a les événements de janvier dernier, perpétrés par des jeunes dont l’on peut suspecter la cassure pubertaire, en lien avec les ruptures d’histoires qu’ils ont traversées. Et de se perdre alors en conjectures pour déterminer ce que chacune de ces expressions de la haine à l’adolescence peuvent avoir de commun, les raisons spécifiques pour lesquelles elles relèvent d’impasses ou de simples avatars dans le processus adolescent.
Comment dès lors sortir du piège qui se tend à mesure qu’émergent des représentations usées à force d’être agitées, de sortir de l’observation du phénomène « haine » pour aborder véritablement l’étude de sa fonction ? En reprenant certainement la dynamique psychique en ses origines et appréhender les enjeux premiers, en deçà des effets de variabilité dans lesquels elle se déploie : l’objet est investi dans la haine, nous dit Freud, et l’on est dès lors averti des réponses de l’environnement et des conséquences qu’elles auront dans la manière dont le sujet assimilera ou non cette donnée fondamentale.
Revue Adolescence 2015 T33. N°2
Revue trimestrielle de psychanalyse, psychopathologie et sciences humaines
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A écouter sur France Culture, le portrait de Donald W. Winnicott

[Santé-santé mentale - 23/07/15]

L’objet transitionnel (le célèbre doudou) ou la mère suffisamment bonne : Donald Winnicott est l’inventeur de ces notions célèbres qui ne sont plus réservées aux seuls psychanalystes. Pédiatre de formation, Winnicott devient psychanalyste pour enfants dans les années 1930, un terrain jusque-là réservé aux dames. Il traverse deux guerres mondiales, vit et travaille à Londres au moment où la scène psychanalytique européenne s’y installe pour échapper au nazisme. Tout le monde est là. Sigmund Freud et sa fille notamment. Sous les bombes, à Londres, il arrive qu’on parle de psychanalyse. Contemporain de Mélanie Klein et d’Anna Freud, Winnicott se distingue de l’une et de l’autre dans sa théorie de la relation entre la mère et l’enfant. Pourquoi d’ailleurs s’intéresse-t-il tellement aux mères ? Le psychanalyste Bernard Golse répond dans ce documentaire en citant quelques vers d’un poème écrit par Winnicott.
Winnicott est un Anglais, doué de leur fantaisie : il théâtralise ses interventions dans les colloques, saute par-dessus les chaises de la salle de consultation pour rejoindre ses jeunes patients, même lorsqu’il n’a plus 20 ans, et entre avec facilité et enthousiasme dans les jeux de langage surréalistes des enfants. Il y a du Lewis Carroll et du Peter Pan chez Winnicott. Sa liberté de comportement est le fil conducteur de ce portrait.
Avec Agnès Desarthe, écrivain ; Patrick Guyomard, psychanalyste ; Bernard Golse, chef de service de psychiatrie infantile de l’hôpital Necker et psychanalyste ; Caroline Thompson, psychanalyste ; Fanny Dargent, psychanalyste ; Catherine Delarue-Breton, maître de conférences en sciences du langage (UPEC).
Par Virginie Bloch-Lainé. Réalisation : Marie-Laure Ciboulet.
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En donnant la parole à ceux qui incarnent la protection de l’enfance, enfants, parents, juges des enfants, avocats de la famille, magistrats, assistantes sociales, directeurs de foyer,.../// En savoir +


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Venir en consultation pour évoquer une situation singulière n'empêche pas qu'il soit parfois opportun de travailler sur l'institution dans son ensemble, son fonctionnement et son projet. Ce type de travail se développe actuellement au DERPAD, de façon ponctuelle ou suivie..

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