Actualités

Henri Michaux ou le corps halluciné (séminaire Babylone, 2 février 2015)

[ - 30/01/15]

Depuis 15 ans, le Séminaire Babylone (ex. Babel) invite des orateurs de tous bords (psychanalyste, philosophe, littérature, histoire de l’art) à intervenir sur un sujet libre en rapport avec la littérature, l’art et la psychanalyse. Ce séminaire est ouvert à tous, il accueille des médecins, psychiatres, psychanalystes, psychologues, soignants, étudiants...
Prochain rendez-vous lundi 2 février 2015 - Henri Michaux ou le corps halluciné
À l'Institut Mutualiste Montsouris. Intervenante Anne Brun (discutant : Maurice Corcos).

À l’origine de l’œuvre de Michaux, un sujet raturé et ratureur, qui fonde paradoxalement son identité sur la négation de son identité et sur la résistance à toute inscription dans une filiation. Michaux a ainsi rêvé de la création d’une  langue à soi, d’une écriture « d’aucune langue » « sans appartenance, sans filiation », d’une expression « par des gestes plutôt que par des signes ». Ce mirage d’un langage sans les mots sera offert au créateur dans son expérience hallucinogène effectuée dans les années soixante, qui est devenue le support d’une oeuvre picturale et poétique : pour Michaux le lisible paraît indissociable du visible. Il a écrit plusieurs ouvrages pour rendre compte de son expérience des toxiques dont les trois principaux sont : Misérable Miracle (56), L’Infini turbulent (57), et Connaissance par les gouffres (61) : il a aussi composé une œuvre picturale importante, souvent dénommée œuvre mescalinienne.
Ce corpus hallucinogène permet d’aborder le rôle joué par la sensorialité dans le processus créateur d’une œuvre : il s’agit en effet là d’une écriture et peinture du corps, qui s’enracine dans des vécus corporels médiatisés par la drogue, sous la forme notamment de sensations hallucinées.
Avaler le poison de la mescaline, un dérivé du peyotl, confrontera Michaux à un véritable combat pour la création, à la fois avec et contre la mescaline, qui certes le câline, mais lui fait perdre aussi toute capacité créatrice en ressuscitant la langue des ancêtres, les voix du père mort et les mirages de la voix maternelle. Le processus créateur apparaît comme une approche et une mise à mort du noyau maternel : la création ne saurait s’effectuer que dans un mouvement de meurtre de la mère, doublé de la tentation de se fondre et de s’annihiler en elle.
L’œuvre littéraire et picturale de Michaux évoluera de plus en plus vers la quête de ce langage sans les mots et d’une dissolution dans les rythmes, dans un corps à corps rythmique avec la mer (e).
Pour toute information, contacter : corinne.dugre-lebigre@imm.fr
Inscription le soir même à 20h15 : Entrée : 12 Euros - Tarif réduit étudiant et demandeur d’emploi : 6 Euros


Rapport d'information fait au nom de la commission des finances sur l'enquête de la Cour des comptes relative à la protection judiciaire de la jeunesse

[Etudes et rapports - 29/01/15]

En application de l'article 58, paragraphe 2° de la loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF), la commission des finances a confié à la Cour des comptes, une enquête sur la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), permettant d'en dresser un état des lieux, alors qu'une réforme est préparation au sein du ministère de la justice, afin d'améliorer le suivi éducatif ou coercitif des jeunes mineurs délinquants et de mieux prendre en considération les droits des victimes en vue d'un jugement dans un délai maximum de deux mois suivant la convocation. Pour préparer l'examen de cette réforme de l'organisation de la PJJ, la commission a jugé utile de disposer d'une appréciation de l'efficacité de l'organisation actuelle des missions de la PJJ ; tel était l'objet de l'enquête de la Cour des comptes. Cette enquête demandée à la Cour des comptes visait notamment à évaluer les conséquences du changement du cadre législatif et financier : les interventions de la PJJ ont été recentrées depuis 2007 sur la prise en charge des mineurs délinquants, parallèlement à une réduction des dotations budgétaires et à une diminution des effectifs réels de près de 6 % entre 2008 et 2012 dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).
/// Lire le rapport



ET AUSSI

Comment supporter la prison ?

[Parution - 23/01/15]

La prison existe, et probablement encore pour longtemps. Créée pour punir, elle est également censée être un lieu de réhabilitation de soi et de prévention des récidives. C’est ce versant.../// En savoir +


Un recueil de bonnes pratiques relatives aux actions et expériences locales en matière de prévention de la délinquance et de la récidive

[ - 19/01/15]

Afin de faciliter la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2013-2017, un dispositif de référencement des bonnes pratiques a été mis en place. Il s’agit, en.../// En savoir +


Le sensoriel. Revue Adolescence

[Parution - 13/01/15]

Après un article introductif des coordinateurs de ce numéro et une contribution de Philippe Jeammet sur l’investissement de la sensorialité dans le but d’endiguer le débordement émotionnel toujours.../// En savoir +


Maltraitance chez l’enfant : repérage et conduite à tenir. Un dossier de la Haute Autorité de Santé

[Protection de l'enfance - 08/01/15]

La HAS a réalisé un travail pour aider le professionnel de santé à repérer et à prendre en charge les enfants victimes de violence. Ce guide s’adresse aux médecins libéraux.../// En savoir +


Interviews

ALAIN DEPAULIS. METTRE EN PLACE UNE CLINIQUE DU PARTENARIAT. PARTIE 1

Comment travailler ensemble dans le champ médico-social ? Voilà ce qui anime Alain Depaulis, psychanalyste, membre de l’Ecole Freudienne. Au cours de cette interview, il présente sa recherche-action sur la clinique du partenariat.
/// Lire la vidéo

ALAIN DEPAULIS. METTRE EN PLACE UNE CLINIQUE DU PARTENARIAT. PARTIE 2


/// Voir la deuxième partie

ZOOM SUR

La consultation d’accueil

>> L'outil clinique essentiel au DERPAD est une consultation ouverte aux professionnels du champ de l'enfance et de l'adolescence. C'est un lieu de parole libre, à distance de toute hiérarchie, aussi éloigné que possible d'enjeux de pouvoir ou de prestance. C'est aussi un lieu où il est possible de faire part de ses difficultés sans craindre d'avoir à s'exposer devant ses collègues. Une stricte confidentialité entoure ces consultations. Les motifs de consultation, les questionnements énoncés par les professionnels qui nous sollicitent sont multiples.
/// En savoir +

L'accompagnement d'équipe

Venir en consultation pour évoquer une situation singulière n'empêche pas qu'il soit parfois opportun de travailler sur l'institution dans son ensemble, son fonctionnement et son projet. Ce type de travail se développe actuellement au DERPAD, de façon ponctuelle ou suivie..

/// en savoir plus